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L'énergie la moins chère et celle que l'on ne consomme pas
Bonjour cher(e) Guy BERRAND,

TENSIONS.

Depuis deux mois, les tensions sur le marché des matières premières et matériaux se multiplient. Comment les entreprises et artisans du bâtiment peuvent-ils faire face à ces hausses ? Les prix s'emballent sur de nombreux métaux, matériaux, produits de construction, et la situation commence à inquiéter les professionnels de la construction. Bonne lecture.

Où il est question de la hausse du prix des matériaux dans le bâtiment

  • Après la flambée des prix, la menace de la pénurie

Acier, bois, polystyrène, PVC, polyuréthane… les matières premières utilisées dans la construction subissent le rude contre-coup de la crise sanitaire.
Les premiers signaux inquiétants ont concerné l'acier, dès la fin de l'année 2020 : la crise sanitaire commençait à provoquer une flambée des prix et une raréfaction de certains produits. Bois, PVC, polystyrène, verre… Une à une, les autres filières se sont mises à alerter sur ces tensions. D'abord discrètement, puis de plus en plus fort. Jusqu'à ce que la crise éclate au grand jour en janvier-février. Les matières premières entrant dans la composition de produits pour la construction deviennent plus chères et sont, pour certaines, en situation de pénurie.
Aujourd'hui, les premiers effets se font sentir en bout de chaîne, sur les chantiers.
  • Pourquoi la crise ?

Le coupable désigné de ces tensions sur les matières premières, c'est donc la pandémie de Covid-19. Les mesures de confinement liées à la crise sanitaire ont provoqué à la fois un fort ralentissement de l'activité industrielle en Europe et l'effondrement de la demande finale.
Hausse des matériaux 2021
  • Arrêts des hauts-fourneaux:

Dans le cas de l'acier, dont les prix ont doublé en un an, les sidérurgistes ont purement et simplement décidé d'arrêter les hauts-fourneaux. Une dizaine ont été stoppés, ce qui représentait environ 50 % de la production européenne ! Avec le redémarrage économique au printemps 2020, tant que la demande est restée faible, les stocks ont suffi. Puis la situation s'est rééquilibrée,en septembre, on a assisté à un retour progressif de la demande tandis que les producteurs faisaient le choix de ne pas redémarrer les hauts-fourneaux. Les stocks excédentaires se sont épuisés mais la demande a continué à croître, puis s'est envolée à la fin de l'année. Ce décalage entre le manque d'offre et une forte demande a créé des tensions sur les prix.
L'histoire s'est répétée pour d'autres matières comme le plastique. Là aussi, il faut remonter au printemps dernier et à cet arrêt mondial brutal. Les plannings de maintenance n'ont pu être assurés chez les producteurs de résine. Quand il a fallu reprendre avec un effet de surchauffe, il y a eu de nombreuses pannes.
En plus du Covid, les conditions météo ont contribué à ce déséquilibre. Une partie des matières premières vient des Etats-Unis. Or, le Texas et la Louisiane ont connu d'importantes perturbations climatiques qui ont mis à l'arrêt la production. Lorsque les usines ont redémarré, elles ont d'abord servi leurs marchés intérieurs, avant l'export, où les taxes sur les échanges ont par ailleurs renchéri les prix des matières premières du plastique.
  • Feux de forêt et barrières douanières.

Pour le bois, c'est aussi outre-Atlantique qu'il faut chercher l'origine d'une hausse des prix. « D'importants feux de forêt ont touché les Etats-Unis, qui, sous l'administration Trump, ont en outre imposé des barrières douanières avec le Canada qui ralentissent les importations en provenance de ce pays. Attirés par des prix très élevés, les producteurs européens flèchent donc de plus en plus la matière vers l'Amérique du Nord, au détriment des marchés du Vieux Continent. Dans les Pays de la Loire, où le prix du bois de structure livré chantier était de 200 €/m3, les fournisseurs américains étaient prêts à l'acheter 700 €/m3 en prix sortie usine, illustrait-on ainsi récemment dans une confédération.
Parallèlement, la Chine s'est réveillée avec un appétit décuplé. D'où des conséquences en cascade, faisant subir des hausses sur les matières premières, mais aussi sur le transport. Avec l'augmentation du fret, le prix du container en mer a doublé...
  • Quelles conséquences ?

L'offre n'arrivant pas à suivre la demande, des situations de pénurie se font jour sur certains produits en acier galvanisé, le PVC, mais aussi les plaques de plâtre et le verre. « La situation est extrêmement critique parce que certains floatiers, qui avaient arrêté leurs fours pendant le premier confinement, ont profité de la situation pour les fermer en Europe de l'Ouest et en monter d'autres en Europe de l'Est. Inévitablement, un début de pénurie se crée sur le marché, alors que nous sommes encore sur les mois les plus faibles d'activité. En bout de chaîne, les fournisseurs de matériaux n'auront d'autre choix que de répercuter la hausse des prix.
Le négoce est donc tenu de faire des efforts alors que, paradoxalement, la conjoncture est bonne. Depuis le début de l'année, l'ensemble de la distribution bénéficie d'un bon marché avec des ventes qui progressent de 3 à 10 %, mais doit faire face à une baisse assez sérieuse de la marge. Il est pris entre deux feux et doit jouer le rôle de tampon. Pour absorber le choc, pas d'autre solution que d'augmenter à son tour les prix et de vendre les matériaux plus cher car confrontés aux marchés mondiaux. L'Asie et les Etats-Unis, plus attractifs que l'Europe, tirent les prix vers le haut. Le négoce achète donc aujourd'hui avec beaucoup de délais et ne peut pas surstocker, car contingentés.
  • Ménager les trésoreries des artisans.

Répercuter ces hausses n'est pas toujours évident car avec les comptes nationaux, c'est impossible car le négoce est tenu par des contrats. Concernant les artisans, il faut faire attention à ne pas les fragiliser alors qu'eux-mêmes connaissent parfois des difficultés de trésorerie.
  • Comment en sortir ?

Avec de la patience, d'abord. Nombreux sont ceux qui croient à un véritable effet de sortie de crise sanitaire à l'horizon juin-juillet, qui marquerait un quasi-retour à la normale. Mais il est difficile aujourd'hui d'avoir de la visibilité sur une année 2021 qui pourrait finalement ressembler à la précédente.
  • Clauses de révision des prix.

Par la négociation des contrats, ensuite. A l'instar de la filière, de la souplesse dans l'application des clauses de révision des prix, notamment dans les marchés publics, pour que les entreprises ne se retrouvent pas coincées. La révision des indices de l'Insee intervenant avec un décalage, ces derniers commencent tout juste à refléter la hausse : le prix du PVC, par exemple, a augmenté de 3,88 % entre décembre et janvier et de 10,22 % sur un an.

Enfin, cette crise pourrait bien mettre sur le devant de la scène certaines vertus de l'économie circulaire. Jusque-là surtout synonyme de réduction de l'empreinte environnementale, elle pourrait se révéler salutaire dans ce contexte inédit. Un argument de taille en faveur de l'économie circulaire, qui va de toute façon monter en puissance. Quoi qu'il en coûte.
Source : LE MONITEUR
Le Webmaster de BERRAND sarl
Verneuil, le 03/04/2021
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